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LA SOLUTION EFL  
 

 

Procédé d’obtention des Extraits Foliaires de Luzerne : EFL®

La technique consiste en l’extraction des composants nutritifs les plus riches des feuilles : protéines, oligo-éléments et vitamines, après en avoir éliminé la partie fibreuse non digestible et une grande partie de la charge minérale contenue dans la plante entière.
Le fractionnement s’opère de la façon suivante (Gastineau 1981) : La luzerne est fauchée et hachée sur le champ et transportée à l’usine pour traitement immédiat, de façon à éviter la protéolyse enzymatique. Elle est broyée et pressée : on recueille un jus vert qui contient environ 30% de protéines. Ce jus est chauffé à 90°C par injection de vapeur pour précipiter les protéines. Le coagulum, recueilli par une centrifugation, est séché en lit fluidisé puis compacté en une semoule contenant in fine environ 55% de protéines. Le seul ajout au produit naturel est de la vitamine C qui est apportée en fin de process à titre d’anti-oxydant.
La thermocoagulation permet d’extraire des feuilles, en moyenne 8% de la matière sèche et 20 à 25% de l’ensemble des protéines.
La France est actuellement le seul pays au monde fabriquant de l’extrait foliaire sous forme de concentré sec.

Production industrielle des Extraits Foliaires de Luzerne : EFL®
L’extraction des fibres permet une bonne utilisation des protéines, du fer, de la vitamine A :

Récolte / broyage – pressage =>  jus vert / résidu fibreux
Chauffage 90°C  =>  coagulum +jus brun
Filtration / séparation =>  pâte verte/ jus brun
Séchage / ajout vit C =>  EFL® (semoule)

Données sur la composition des Extraits Foliaires de Luzerne : EFL®

L’EFL est riche en protéines de haute valeur biologique, acides gras essentiels(7 fois plus que le lait), fer, vitamine A et calcium :

 

EFL®

Lait entier en Poudre

spiruline

eau

8%

3%

3-7%

protides

55-58%

26%

55-65%

lipides

9-10%

26%

4-7%

AGPI (w3)

6.4% (4.8%)

0.9% (0.2%)

1.8% (1.0%)

glucides

10-12%

38%

15-25%

minéraux

13-14%

8%

7-9%

fibres

1-2%

-

4-7%

AGPI = Acides Gras Poly-Insaturés

 

Aa essentiels

(mg/g de protéines)

EFL®

Lait en poudre

Isolat de soja

spiruline

oeuf

Histidine

24

26

26

17

23

Isoleucine

55

52

49

58

48

Leucine

95

94

82

90

81

Lysine

65

68

63

48

66

Méthionine et cystéine

31

33

26

29

40

Phénylalanine et tyrosine

88

92

90

76

95

Thréonine

52

43

38

53

51

Tryptophane

25

13

13

15

17

valine

62

61

50

66

56

 

L’indice PDCAAS*des EFL est égal à 1 :

Aa essentiels

(mg/g de protéines)

EFL®

Digestibilité

(Aa × 90%)

Ref FAO

Indice

PDCAAS

Histidine

24

21

19

1.10

Isoleucine

55

49

28

1.75

Leucine

95

85

66

1.29

Lysine

65

58.5

58

1.00

Méthionine et cystéine

31

28

25

1.12

Phénylalanine et tyrosine

88

79

63

1.26

Thréonine

52

47

34

1.37

Tryptophane

25

22

11

2.00

valine

62

56

35

1.59

*Indice proposé par la FAO et l’OMS pour préciser la qualité des protéines d’un aliment donné

 

Teneurs en minéraux, vitamines et oligo-éléments :

La teneur en micronutriments est très significative, notamment en ce qui concerne le béta-carotène (pro-vitamine A), le fer et le calcium.
 

 

Valeur pour 10g d’EFL®

Vitamines :

 

A (b carotène)

750 µg ER

B1

0.03 mg

B2

0.05 mg

B3 (PP)

0.06 mg

B5

~ 0 mg

B6

0.84 mg

B8

2 µg

B9

7.5 µg

B12

0.14 µg

C**

6mg

D

~ 0 µg

E

9 mg

K

1 mg

 

 

Oligo-éléments:

 

cuivre

0.08 mg

iode

3 µg

fer

5 mg

zinc

0.2 mg

 

 

Minéraux :

 

calcium

320 mg

magnésium

14 mg

phosphore

78 mg

potassium

78 mg

sodium

0.5 mg

* 1mg = 167 µg ER** : apport de 60 mg de vit C / 100g d’EFL® lors de la production
 

Valeur pour 10 g

spiruline

EFL®

LEP

b carotène

11 mg

4.5 mg

0.017 mg

Vit E

1 mg

9 mg

0.07 mg

Vit B9

1 µg

7.5 µg

4 µg

calcium

100 mg

320 mg

95 mg

phosphore

80 mg

78 mg

75 mg

fer

9.5 mg

5 mg

0.05 mg

zinc

0.2 mg

0.2 mg

0.03 mg

 

 

Teneur en composés anti-nutritionnels :

- Phytates : ils sont présents en quantités négligeables au sein des EFL (< 0,2gde phytates par kg). Les valeurs retrouvées sont en phase avec la notion defaible concentration de phytates dans les feuilles et tiges des plantes(Sauveur 1989)
- Saponines : Les concentrations de saponines dans le jus vert de luzerne(juste après la phase de pressage) et dans les EFL, sont respectivement de 2 à3% et de 0,5 à 1,4%, ce qui est inférieur aux teneurs rapportées pour d’autres légumineuses (3 à 7%) (Fenwick 1983). Les saponines de la luzerne sontdépourvues de toxicité (Malinow 1982 J Med Primatol).
- L-Canavanine : La concentration de L-Canavanine dans les EFL est proche de celle du soja et bien inférieure à celle d’autres aliments courants (lentille, oignon).

Teneur en L-Canavanine (µg/g de matière sèche) :

Jus vert de luzerne

EFL

Farine de soja

Farine de lentilles

Oignon

110

4,3

2,1

2800

10 000

Analyses effectuées au laboratoire de Biochimie du CHU de Reims

Ce point a fait l’objet d’une analyse spécifique du fait de la notion de réactivation d’un lupus érythémateux disséminé (LED) chez deux consommateurs de tablettes de luzerne commercialisées aux U.S.A. par la société SHAKLEE (consommation chronique respectivement de 8 et 15 tablettes par jour depuis plusieurs mois)(Roberts, 1983). Ces tablettes, constituées de graines et de germes de luzerne, étaient utilisées pour leurs propriétés hypocholestérolémiantes du fait de leur teneur élevée en saponines. La L-canavanine, qui est contenue essentiellement dans les graines et germes de la plupart des légumineuses, fut suspectée comme étant à l’origine de ces cas de lupus en raison des éléments suivants :
a) la consommation de germes frais de luzerne induit l’apparition d’un LED chez le singe, après 5-7 mois d’une consommation de graines ou germes de luzerne représentant au moins 40% de la consommation alimentaire globale (Bardana1982).
b) Il a été constaté une régression du LED à l’arrêt de la consommation de graines ou de germes de luzerne, et une réapparition du LED après introduction de 1% de sulfate de L-canavanine dans l’alimentation des singes (Malinow 1982Science).
c) Il n’y a jamais eu d’apparition de LED chez les singes, après 1 année de consommation de graines de luzerne passées à l’autoclave pendant 2 heures avant consommation (entraînant ainsi la destruction de la L-canavanine) (Malinow1984).
Les expérimentations in vitro ont permis de démontrer le rôle de la L-canavanine dans la survenue d’un LED (Alcocer-Varela 1985 ; Morimoto 1989) et aucune donnée à ce jour ne permet de suspecter le rôle pathogène d’un autre facteur. Il faut également souligner le fait que les seuls cas de pathologies auto-immunes induites par des extraits de luzerne l’étaient avec des graines ou des germes frais, alors que les extraits proposés pour lutter contre la malnutrition proviennent exclusivement de feuilles de luzerne.
D’autre part, le coumestrol, phytoestrogène contenu dans la luzerne, est susceptible d’être un facteur atténuant l’intensité du LED chez la souris génétiquement prédisposée à cette maladie (Schoenroth 2004).

- Phyto-estrogènes : Les concentrations de Daidzeine et de Genisteine sont faibles et nettement inférieures à celles retrouvées dans de nombreuses autres plantes (soja, lentille, haricot blanc et rouge) (Livingston 1978, Mazur 1998).La concentration de Coumestrol se situe quand à elle entre 30 et 80 ppm selonles échantillons.
Le Coumestrol possède une activité estrogénique significative et est potentiellement à risque d’engendrer des effets utérotrophiques et de perturbation de l’axe gonadotrope. Cependant, son activité au niveau utérin est respectivement au minimum 100 fois et 1000 fois inférieure à celle de l’Estradiol (Newsome 1980 ; Collins 1997) et du Diethylstilbestrol (Jefferson2002).
Un effet significatif sur les organes sexuels et l’axe gonadotrope n’a été rapporté que pour des doses de Coumestrol > 10mg/kg/j par voie orale(ingestion prolongée de nourriture ou d’eau de boisson comprenant du Coumestrol)(Whitten 1992 et 1995, Pocock 2002). Plusieurs études ayant eu recours au Coumestrol par voie parentérale ont révélé des effets significatifs, mais à des doses supérieures à celles susceptibles d’être apportées par les EFL, tout en sachant que l’activité d’une quantité de Coumestrol administrée sous la forme d’injections parentérales est 100 fois supérieure à celle de la même quantité consommée par voie orale (Braden 1967).
La quantité maximale de Coumestrol apportée par la consommation de 10g d’EFL étant de 800µg/j, si l’on se réfère à une dose maximale admissible de sécurité de 1mg/kg/j, un enfant de 3kg consommant 10g/j d’EFL ou une femme enceinte de40kg consommant 20g/j d’EFL (correspondant à un mésusage de l’EFL dans les 2cas) seraient bien en deçà de cette dose admissible malgré le caractère extrême de ces situations.